Avec 14% de cas autochtones seulement, dont le mode de contamination d'une partie d'entre eux n'et pas connu, on peut considérer que le virus circule discrètement sur l'île. La majorité des 436 cas confirmés au 9 mai a été importée ou a été en contact avec des cas connus (cas autochtones secondaires). L'ARS Réunion, pour disposer de meilleurs moyens de suivi de la circulation du virus, a donc lancé des études épidémiologiques, concernant l'avant et l'après déconfinement. Parmi les groupes de population sur lesquels investiguer, la CRE a retenu les personnels travaillant à l’aéroport de La Réunion. Logique, c'est l'un des seuls lieux d’échanges avec l’extérieur sur l’ile. explique l'ARS Réunion

Un échantillon tiré au sort

Parmi les 750 professionnels intervenant sur la zone aéroportuaire sur laquelle arrivent des voyageurs, un échantillon de 300 personnes sera tiré au sort afin de participer à cette première enquête épidémiologique prévue entre le 10 et le 15 mai 2020.

« Ce type d’enquête est appelé à être répété dans différents sous-groupes de population répartis sur l’ensemble du territoire au titre d’une surveillance dite sentinelle de la circulation du virus après le déconfinement», explique l'ARS Réunion. 

Cette première enquête a pu être organisée grâce aux mobilisations des équipes mobiles de prélèvement; présentes sur le site de l’aéroport pour tester les passagers arrivant à La Réunion, et du laboratoire de biologie du CHU, des professionnels de la CRE et au soutien de l’ensemble des directions du site aéroportuaire.

A savoir

La CRE réunit les épidémiologistes de la cellule régionale de Santé publique France, de l’observatoire régional de la Santé océan indien et du Centre d’investigation clinique INSERM 1410 du CHU de La Réunion.