Selon les premières informations, le bâtiment militaire devait venir apporter une aide sanitaire dans le Sud de l’Océan Indien. Mayotte s’est évidemment réjouie de ce secours providentiel, alors que l’île aux parfums ne compte que 14 lits de réanimation pour un nombre de cas qui approchait la soixantaine ce vendredi 27 mars. La Réunion, plus circonspecte, se demandait comment serait répartie l’aide entre Mayotte et elle-même.

Un rôle logistique

Et puis vendredi dans la journée la mission du Mistral a été reprécisée. Première surprise venue du communiqué de l’ARS Mayotte annonçant que le bâtiment militaire n’avait pas vocation à disposer de matériels et d’équipes médicales à bord. C’était pourtant bien ce qui était annoncé de prime abord. Si nous l’avons écrit, c’est que nous l’avions lu.  Selon le communiqué de l’ARS Mayotte, la mission du Mistral est « prioritairement d’acheminer du matériel médical et de rapatrier des Français isolés à l’étranger », qui seraient au nombre de 40 000 dans la zone océan-indienne : Maurice, Madagascar, Seychelles, Comores. 

Résilience, la bien-nommée

Lors de la conférence de presse de ce vendredi soir, le général Métayer a précisé que l’appareil ne dispose pas d’infrastructures médicales à bord au-delà des besoins de son équipage. Le Mistral vient donc en soutien, selon le militaire, de l’opération baptisée « Résilience », la bien-nommée car il en faudra une bonne dose après avoir fait le deuil du secours sanitaire attendu dans la crise du Covid-19. Raison de plus pour rester bien confinés... puisque déconfits. 

Mireille Legait / www.formeetbienetre.re / Le quotidien santé de La Réunion