Comme d’autres pays, la France est confrontée à une crise sanitaire d’une exceptionnelle gravité.

L’expérience des régions qui ont été les plus affectées jusqu’ici montre que notre système de santé rencontre de grosses difficultés pour la prise en charge des formes graves de COVID-19 : même si la maladie évolue spontanément vers la guérison, sans complication chez plus de 80% des patients, le nombre important de cas conduit à une sollicitation très forte de nos ressources médicales, à l’hôpital et en ville, avec des conséquences dramatiques.
Dans ce contexte, nous tenons à afficher notre soutien total aux mesures de confinement imposées depuis le 17 Mars, car ces mesures, si elles sont bien respectées, sont notre meilleure arme pour infléchir le pic de cette épidémie et en limiter les conséquences.
Ne pas sortir permet non seulement d’éviter la proximité ‘respiratoire’ (distance <1 m) avec une personne contagieuse, que celle-ci apparaisse malade ou non, mais également de ne pas s’exposer au même environnement que cette personne, dont les gouttelettes ou les mains ont pu contaminer les surfaces que l’on va toucher (porte, barre d’un caddy, etc.).
Nous faisons appel au bon sens de tous, et à l’esprit de solidarité de nos collègues et de nos concitoyens, pour que ces mesures soient totalement respectées.

L’enjeu du respect des règles de confinement est majeur : de nombreux décès peuvent être évités !

Prof. France Roblot, Conseil National Professionnel d’Infectiologie
Prof. Albert Sotto, Collège des Universitaires en Maladies Infectieuses et Tropicales
Prof. Pierre Tattevin, Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française