Les autorités de santé craignent-elle une razzia sur le paracétamol (Doliprane, Efferalgan, Dafalgan), à l’image de celle qui a cours depuis quelques jours en supermarchés sur les produits de consommation courante ? De fait, depuis l’annonce de la fermeture des commerces non essentiels, des files d’attente importantes ont été constatées devant les pharmacies, aussi bien à La Réunion qu’en métropole.

La chloroquine également très demandée

Les autorités de santé ont sans doute craint que l’inquiétude n’encourage le stockage, comme ce fut le cas pour le médicament anti-paludisme, la chloroquine, annoncé comme traitement possible du Covid-19 à la mi-février et, depuis, couramment demandé en pharmacie à La Réunion au point d’être souvent en rupture dans les officines. Une situation inquiétante car l'automédication peut se révéler dangereuse, en raison d'interactions médicamenteuses délétères. 

La vente en ligne interdite

Quoi qu’il en soit, l’Agence Nationale du Médicament a décidé de rationner le paracétamol. Ce médicament est en effet le traitement de référence pour faire baisser l’hyperthermie qui accompagne la contamination par le Covid-19.
A partir de ce mercredi 18 mars, la vente en pharmacie de paracétamol est donc limitée à une seule boite par personne en l'absence de symptômes, et à deux en cas de douleurs ou de fièvre. Par ailleurs, la vente en ligne de « médicaments à base de paracétamol, d'ibuprofène et d'aspirine » est carrément suspendue. Les médecins et les pharmaciens, mais aussi le public, sont particulièrement visés par cette mise sous clé : « L'ANSM alerte sur la nécessité de ne pas prescrire, ni délivrer, ni stocker inutilement les médicaments à base de paracétamol ». A bon entendeur... 

www.formeetbienetre.re / Le quotidien santé de La Réunion