L’acné, aujourd’hui, ne concerne pas seulement les ados. De plus en plus de jeunes adultes en souffrent. Visage, dos, torse… les zones parsemées de petits cratères rouges ont le chic pour enterrer le sex appeal.  Les comédons, les boutons sont les symptômes de dérèglements qui ont pour effet d’augmenter la production de sébum. Qui ne peut pas s’écouler normalement en raison d’une prolifération excessive de cellules qui bouchent les pores. S’y ajoute un microbe, le Cutibacterium acnes, qui fait évoluer les points noirs en boutons.

Revoir son alimentation

L’acné, c’est aussi dans l’assiette que cela se joue. Quand les pustules apparaissent, la faute en incombe à une consommation de sucre trop importante, à l’alimentation déséquilibrée, au stress qui induit des pulsions alimentaires et une tendance à avaler trop vite, sans bien mastiquer.

Passer à la pilule

C’est bien connu, la pilule peut améliorer l’acné. Certaines en effet peuvent en limiter les effets disgracieux.  Jusqu’ici, en cas d’acné chez la femme, le médecin ou la sage-femme pouvait prescrire Jasminelle, Belara ou Triafemi qui, toutes trois, ont plutôt un effet assainissant sur la peau. Depuis peu s’y ajoute un nouvel oestroprogestatif, Oedien. Cette pilule contraceptive fait des miracles sur l’acné. Mais cette action bénéfique est souvent limitée à la durée du traitement contraceptif.

Ne pas négliger les traitements topiques

En cas d’acné légère, le recours à un contraceptif progestatif n’est pas indispensable. Le peroxyde de benzoyle, prescrit par le dermatologue, est à appliquer le soir, car photosensibilisant. Les rétinoïdes sont souvent prescrits (sauf en cas de grossesse), parfois associés, comme le peroxude de benzoyle, à des antibiotiques locaux dans une crème.  Néanmoins, de plus en plus de dermatologues renoncent aux antibiotiques locaux en cas d’acné légère ou modérée, pour ne pas encourager l’antibiorésistance des bactéries.

Eviter les traitements cosmétiques agressifs

Contrairement aux incalculables propositions commerciales pour les peaux grasses, il  ne faut surtout pas agresser sa peau avec des gommages irritants, avec des masques purifiants qui dessèchent plus qu’ils ne purifient, ni avec des acides de fruits ou avec des huiles esssentielles pour assécher et désinfecter. Une peau acnéique est une peau sensibilisée, qui relève du conseil médical via un dermato. Nettoyer sa peau avec un produit doux, un pain sans savon, deux ou trois fois par jour est suffisant. Ensuite, il convient d’appliquer les solutions pharmaceutiques conseillées par le dermatologue, qui ont un effet exfoliant et hydratant.

Mireille Legait / www.formeetbienetre.re / Le quotidien santé de La Réunion