L'huile "Isio 4", un produit (presque) péi

Cette huile, qui dispose d’une unité de production à La Réunion, réunit quatre actifs végétaux : le tournesol, le colza, l’oléisol et les pépins de raisin.

D’un bon ratio d’apports d’oméga 3 et d’oméga 6 contrairement à beaucoup d’autres huiles qui ne contiennent pas d’oméga 3, cette huile peut convenir à une cuisson à chaleur basse et à l’assaisonnement à froid mais surtout pas à la friture.

Un bon choix pour garantir un apport équilibré en acides gras et la prévention des maladies cardiovasculaires.  

L’huile de colza, un équilibre maîtrisé

Cette huile contient 8% d’oméga 3, 18% d’oméga 6 et 61% d’oméga 9, ce qui est une bonne alliance pour la santé cardiovasculaire.

Beaucoup d’études ont été faites sur les qualités de cette huile : il en ressort qu’elle permettrait de réduire de 70% le risque de maladies coronariennes, de diminuer de moitié le risque d’infarctus (bon, oui… mais ce risque est multifactoriel, hein, on ne l’oublie pas !). On lui prête même des qualités anti-cancer (idem).

A utiliser uniquement à froid, en assaisonnement et à conserver au réfrigérateur.  

L’huile d’olive, riche en oméga 9

A La Réunion, ce n’est pas l’huile la plus consommée, mais depuis un bout de temps, l’huile d’olive gagne des parts de marché dans notre belle île. Surtout pour assaisonner les salades.

Côté santé, ce n’est pas une mauvaise chose car l’huile d’olive est l’huile la plus riche en oméga 9 (74%), acides gras qui font baisser le taux de mauvais cholestérol. En revanche, elle n’apporte pas les indispensables oméga 3, d’où l’intérêt de la mélanger avec de l’huile de colza.

Comme toutes les huiles végétales utilisées avec parcimonie, l’huile d’olive permettrait de prévenir les maladies cardio-vasculaires, le cancer… et les rides ! Eh oui, elle est aussi riche en vitamine E, l’actif anti-âge par excellence ! Et en plus, l’huile d’olive, grâce à ses apports en acide oléique, est parmi les plus digestes et s’utilise aussi bien en cuisson (jusqu’à 180 C°) pour une huile vierge) qu’en assaisonnement.

A conserver à l’abri de la lumière. 

L’huile de tournesol, riche en vitamine E

A La Réunion, son usage est recommandé en alternance avec d'autres huiles végétales car cette huile aiderait à prévenir et/ou lutter contre le diabète.

Sans surprise, l’huile de tournesol présente elle aussi un intérêt pour prévenir les maladies dégénératives cardio-vasculaires.

Riche en vitamine E, elle a un impact favorable sur la lutte contre le vieillissement, notamment cutané et neuro-musculaire. En consommer deux cuillères à soupe chaque jour garantirait l’apport de 75% des besoins en vitamine E et 100% des besoins en oméga 6. Seul hic, cette huile ne contient pas d’oméga 3, ce qui la disqualifie. 

L’huile de tournesol contient 57% d’oméga 6, 28% d’oméga 9, une bonne alliance pour faire baisser le taux de mauvais cholestérol. Mais comme précisé ci-dessus, l'absence d'oméga 3 n'en fait pas un produit à conseiller pour un usage courant. 

La solution, utiliser l’huile de tournesol pour les cuissons à basse et moyenne températures (jusqu‘à 180°C) et opter pour une huile riche en omega 3 pour les salades et autres assaisonnements à froid.

L’huile d’arachide, riche en oméga 9

Contrairement à une idée reçue, l’arachide n’est pas un produit mauvais pour la santé. A La Réunion, l’arachide se révèle même un aliment intéressant pour lutter contre le diabète car cette légumineuse (eh oui, l’arachide n’est pas une noix) présente une source de fibres à faible indice glycémique, ce qui est appréciable dans la prévention et dans le traitement du diabète de type 2.

Constituée pour moitié d’oméga 9 et à 25% d’oméga 6, elle ne contient pas d’oméga 3. Elle est donc disqualifiée, elle ausi, pour un usage courant. En revanche, elle peut être utilisée très, très occasionnellement pour la friture (dont il ne faut pas abuser !) en raison de sa résistance jusqu’à 230°C.

Autre inconvénient, l’arachide est l'un des principaux allergènes dans le monde. Si vous avez des enfants de moins de 3 ans à la maison, évitez l’huile d’arachide. Et de toute façon, à cet âge, les fritures ne sont pas recommandées. 

L’huile de noix, riche en magnésium

A la Réunion, il est parfois difficile de la trouver car elle est peu référencée dans les rayons et, de plus, elle est assez onéreuse. Sans oublier que cette huile supporte mal la chaleur, ce qui sous nos latitudes est un peu contraignant pour la conservation, et qu’il faut la consommer dans les trois mois suivant l’ouverture du flacon car l’huile de noix a tendance à s’oxyder vite.

Néanmoins, il serait dommage de se priver de cet excellent produit, particulièrement riche en magnésium. Riche en acides gras insaturés, l’huile de noix permet de prévenir les maladies cardio-vasculaires.

L’huile de noix ne s’utilise qu’à froid (salades, filet d’huile en finition sur les légumes).

L’huile de cameline, riche en oméga 3

Rien de réunionnais dans cette huile tirée d’une plante qui pousse en métropole. Néanmoins, comme on la trouve dans les magasins bio, il n’est pas inintéressant de parler de ses vertus.

Cette huile est l’une des plus riches en oméga 6 (19%) et en omega 3 (43%) et, à ce titre, est particulièrement indiquée dans l’alimentation des personnes souffrant de pathologies cardiovasculaires ou inflammatoires, selon certaines études. Inconvénient, elle est chère, doit être conservée au réfrigérateur et être consommée dans le mois qui suit l’ouverture du flacon.

A savoir, une cuillère à soupe par jour couvre 100% des apports journaliers recommandés en oméga 3.

Si vous peinez à trouver l’huile de cameline à La Réunion, vous pouvez la remplacer par de l’huile de lin ou de l’huile de chanvre qui présentent à peu près les mêmes atouts nutritionnels.

Alixane Nicolas / www.forme&bienetre.re/ Le quotidien de la santé à La Réunion