Pour dépister le diabète de type 2, il faut faire des examens du sang. Le taux de sucre dans le sang va être mesurer à jeun, à deux reprises. Certains dépistages devraient être systématiques à la quarantaine, en présence de facteurs de risques, dont notamment des parents diabétiques.

En effet, si un de vos parents est diabétique de type 2, vous avez 30% de risque de développer un diabète de type 2 à votre tour alors que ce risque n'est que de 6% dans la population générale. Si les deux parents sont diabétiques, le risque s’élève à 50% avec une apparition de la maladie dans la trentaine. Quant aux jumeaux homozygotes (les « vrais »), si l'un est diabétique, le risque de l’être pour l’autre est de 90%.

Parmi les autres facteurs de risques de développer un diabète de type 2, on note l’hypertension artérielle, l’excès de cholestérol ou de triglycérides (et donc le surpoids). Les femmes ayant donné naissance à des bébés de plus de 4 kg sont d'autant plus concernées par ce dépistage préventif qu'elles ont pu transmettre cette disposition au diabète à leur enfant, dont la croissance devra être surveillée pour éviter que la maladie ne se développe chez l'enfant également.

Le diabète de type 2 est-il réversible ?

Cela se pourrait, même à un stade avancé, selon une nouvelle analyse de l'étude britannique DiRECT, présentée le 8 juin 2019 au congrès de l'American Diabetes Association (ADA) à San Francisco. Ses auteurs, Roy Taylor de l'Université de Newcastle et son équipe, avaient déjà démontré en mars 2019 (publication dans The Lancet, la revue médicale de référence) que des patients souffrant de diabète de type 2 depuis moins de six ans et qui ne nécessitaient pas d'insulinothérapie, pouvaient voir leur état durablement amélioré grâce à un régime alimentaire très strict.

Lors du congrès de l'American Diabetes Association 2019, les chercheurs ont démontré que les cellules bêta pancréatiques, celles qui produisent l'insuline chargée de faire entrer le sucre dans les cellules et que l'on croyait définitivement hors service, peuvent également récupérer.

Pour aboutir à ce résultat, les chercheurs britanniques ont évalué la réponse maximale de sécrétion de l'insuline à une administration massive de sucre. Ce test permet d'estimer la quantité de cellules bêta encore capables de fonctionner. Le niveau de sécrétion de l'insuline dans cette expérience était initialement près de deux fois plus faible chez les diabétiques que chez des sujets.

Au bout de cinq mois de régime strict (avec perte de poids), le niveau de l'insuline a sensibilement augmenté. Au bout d'une année, le niveau d'insuline était pratiquement revenu à la normale. Reste que pour aboutir à ce résultat, vu la sévérité du régime, il faut une motivation à toute épreuve.

Avant cette annonce au Congrès de l'Américan Diabetes Association 2019, d'autres scientifiques avaient aussi fait le même constat, tel ce médecin québécois :

  

 

Guérir du diabète de type 2, une lueur d'espoir pour des milliers de malades à La Réunion et surtout une formidable motivation à suivre son traitement à la lettre, non ?

Mireille Legait / www.formeetbienetre.re / Le quotidien santé de La Réunion