Installée à L’Etang-Salé les Hauts, Nadine Fornet a créé Alstromérine, une structure qui lui permet de dispenser des formations à l’aromathérapie par session d’une à trois journées. « En fait, je suis une pédagogue-née, j’aime transmettre », s'amuse-t-elle.

Son savoir sur les huiles essentielles, Nadine Fornet l’a acquis en 2015 au cours d’une formation professionnelle médicale en aromathérapie sous la direction du Dr Christine Perez, une pointure dans son domaine. En 2016, elle a obtienu un certificat de formation professionnelle en phyto-aromathérapie, avec mention bien, un parcours ayant reçu l’agrément du Haut Comité de la formation pharmaceutique continue. Affirmer que Nadine Fornet sait de quoi elle parle est de l'ordre du pléonasme… 


Pour Nadine Fornet, le meilleur usage des HE à visée thérapeutique est l'olfactif. Mais elle en convient, en massage, les HE donnent de bons résultats car franchissent sans peine la barrière cutanée.

Un plus pour les professionnels de santé

Depuis quatre ans, Nadine est très investie dans la formation de tout public. « A La Réunion, les thérapies alternatives sont la médecine de première intention. Mais on ne peut pas faire n’importe quoi avec les huiles essentielles, explique-t-elle. Autant l’aromathérapie peut être un outil formidable pour soigner des symptômes, autant elle peut être toxique si on ne sait pas s’en servir, si on ne tient pas compte de l’interaction avec certains médicaments ! ».

Nadine n’en démord pas : l’utilisation scientifique - elle appuie sur le mot - des huiles essentielles dans un but thérapeutique est un plus pour les professionnels de santé. « C’est dans ce but que je me suis formée, car je voulais rester dans les clous de ma profession. »

Informer le grand public

Pour le grand public, elle adapte son enseignement aux attentes de son public mais avec une limite claire : elle ne fait pas de clinique. « Je ne cherche pas à être le médecin que je ne suis pas, explique-t-elle. Je tente de faire comprendre aux gens comment fonctionnent les huiles essentielles, dans un cadre flou, car la définition légale des HE n’existe pas. C’est l’utilisation qu’on en fait qui oriente vers le cadre réglementaire : en désinfection, c’est la réglementation des produits biocide, en beauté, celle des cosmétiques, en cuisine, celle de l’agro-alimentaire et pour les HE à usage médicamenteux, celle des produits de pharmacie-santé. »
Nadine Fornet se montre très pointilleuse sur l'origine des HE qu'elle utilise et qu'elle conseille : elle les choisit  auprès d’une entreprise artisanale réputée à La Réunion et dans une filière bio à Madagascar, à visée humanitaire, dont elle est la distributrice dans l'île.  

Pour en savoir plus sur les formations qu'elle dispense, consultez son site internet www.alstromérine.re.

Mireille Legait / www.formeetbienetre.re / Le quotidien santé de La Réunion